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Le monde…. Pas à pas

Le monde…. Pas à pas

Commentaires, anecdotes, itinéraires, etc sur nos différents voyages


Santiago…merci la vie

Publié par Sylvain Theriault sur 5 Octobre 2022, 12:59pm

Mercredi 5 octobre
Température : 22 degrés. Soleil-nuages Trajet : O Podrouso - Santiago de Compostelle Km : 19

 

Fidèle à nos habitudes, levée à 7:15. Après plus d’un mois, notre rituel commence à être à point. Nous, nous habillons, préparation du sac à dos et vérification de la chambre. Il faut toujours s’assurer de ne rien oublier. Nous sommes au restaurant pour le petit déjeuner à 8:00.
À la sortie de l’hôtel, nous croisons plusieurs marcheurs. Au restaurant, il y a également beaucoup de marcheurs. Les personnes ont le sourire. Aujourd’hui, c’est le grand jour. Nous arriverons tous à Santiago. Café et croissant pour Janie, café et croissant jambon-fromage pour moi. Je me gâte.
 
Nous mettons les pieds dans le sentier vers 8:20. Le brouillard se lève tranquillement. Le temps est frais. Comme prévu, une « gang » de marcheurs est sur le sentier. Une bonne montée nous fait avoir chaud. Nous en avons l’habitude. Depuis 2 jours, nous jouons au Pac-man avec les marcheurs. Compte tenu que notre vitesse de croisière est un peu plus rapide que la majorité des personnes, plus il y a de monde, plus nous en dépassons. À toutes les fois que je passe à côté d’un marcheur, je regarde Janie et je fais POAH-PAOH, comme le bruit d’un Pac-Man. Nous nous amusons comme nous pouvons sur la route.

 

Nous passons tout près de l’aéroport de Santiago. Nous entendons les avions, mais ne les voyons pas. Trop de brouillard.
 
Nous franchissons notre dixième km de la journée vers 10: 45. Nous avançons rapidement. Petite pause-café à neuf km de l’arrivée. Café et un morceau de gâteau de Santiago. (Gâteau aux amandes). Nous savons qu’après cet arrêt, c’est la Cathédrale, l'ultime étape.
 
Afin d’aviser nos proches, de la progression vers Santiago, nous choisissons de prendre en photo les bornes pour les 10 derniers km et d’envoyer les photos « en temps réel » via Messenger. Ce sera comme un décompte du jour de l’an. Pour la première borne à 10 km, c’est ok. Par la suite, les distance sont souvent des fractions de km. Pas grave, ça donne un aperçu de l’avancée. Pas de chance les distances sont effacées sur les bornes du 9e jusqu’au 7e km. Nous soupçonnons un peu de vandalisme. Les km réapparaissent un peu plus loin. Nous continuons d’envoyer des photos, environ aux 15 minutes.

 

À 5 km de la fin, Janie se rappelle la chapelle où nous avions arrêté. Un homme tamponne notre livret. C’est le dernier tampon avant celui de St-Jacques. À côté de cette chapelle, il y avait un beau monument. L’homme nous mentionne que la ville a décidé de le retirer voilà quelques années. Pas fort comme idée. Au loin, il y a deux immenses statues de pèlerin montrant avec leur bras la direction de la cathédrale. De cet endroit, nous pouvons voir pour la première fois les clochers de St-Jacques. Petit moton dans la gorge, car nous apercevons les 3 clochers. À partir de ce point, les bornes se raréfient, pour tout simple disparaître à l’entrée de la ville. Notre compte à rebours improvisé vient de tomber à l’eau.

 

Nous entrons dans la ville. Nous avons pleins de flashbacks de notre première fois sur ce même chemin. Le trajet pour l'entrée dans la ville a été modifié, probablement pour des raisons de sécurité. Après un gros cinq minutes d’attente, nous réussissons à prendre une photo devant les grosses lettres mentionnant Santiago de Compostella. Tout le monde veut cette photo. Viens ensuite la longue marche vers la Cathédrale. Nous devons marcher un bon 2 km avant de voir le tunnel qui débouche sur la Praza do Obradoiro. C’est la grande place devant la Cathédrale. Un homme joue de la cornemuse sous ce porche. Nous rangeons nos bâtons de marche sur nos sacs à dos, nous nous prenons la main et arrivons devant la Cathédrale. Pas facile de retenir nos larmes. MISSION ACCOMPLIE.

 

Il y a du monde partout. Debout, assis et/ou couché sur leur sac à dos. Tous ont le sourire, regarde la cathédrale, font des high-five, des accolades. Tous ont réussi un bel accomplissement. Nous nous faisons prendre en photos, que nous envoyons par Messenger pour confirmer notre arrivée. Un petit appel avec ma maman. Nous nous assoyons, sur notre sac et mangeons, tout simplement, une orange. Nous partons à la recherche du bureau pour avoir la fameuse Compostella. En moins de 30 minutes, tout est réglé. Youppi. Sur le document officiel, il est indiqué qu’au départ de Bayonne, en faisant une partie du Camino Del Norte, et le Primitivo au complet, nous avons fait 872 km ! Voilà ce que j’appelle une bonne marche.
 
La pluie s'est invitée sur Santiago ce soir. Nous soupons dans un bon restaurant près de notre appartement. Autour d'une bonne bouteille de vin de Galice, nous nous remémorons tout ce que ce chemin nous a fait vivre.
Il y a eu beaucoup de moments difficiles, mais ensemble, nous avons surmonté ses épreuves.
Ce chemin nous a surpris. Nous ne pensions pas vivre tant d'émotions. Des montées qui ne finissaient plus, des décentes rocambolesques, de la boue, des matins froids, des jours pluvieux, des paysages grandioses, des rencontres enrichissantes, des rires aux éclats et surtout des souvenirs inoubliables.
Encore une fois, nous sortons grandis de cette aventure.
MERCI COMPOSTELLE
 
Après une journée de repos demain, nous poursuivons notre aventure sur la Costa Del Sol. Premier arrêt : Malaga.
 
 
 
 


 

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